Une opinion de Marie-Claire Hames

L’alimentation « bio »est un véritable enjeu pour la santé de la planète, donc aussi de la nôtre.

Le BIO est devenu un argument de vente, mais il y le « bio » industriel et la philosophie « bio ». Ce sont deux visions bien différentes.

L’industrie a bien compris les enjeux de ce marché, c’est pour cela qu’il est important de faire un tri sélectif dans cette jungle, dans cette pompe à fric. Tous les produits vendus ne sont pas équivalents, tant au point de vue de la qualité, de la production, du respect des droits humains, de la biodiversité, de la saison, des emballages, du financement, de la production de CO2, du transport et encore de bien d’autres paramètres. Libre à chacun de choisir ses priorités. Par ses achats, le consommateur pose un choix qui peut être considéré comme un acte politique et militant. Acheter c’est voter au quotidien.

Les produits bio sont une voie à suivre dans pas mal de domaines : alimentation, meubles, vêtements, produits d’entretien, maison, ustensiles de cuisine, matelas, peintures, tissus, la liste est loin d’être complète.

Il y a quelques mois que le label bio est dans la tourmente: une certaine tolérance ou une tolérance certaine pour des intrants intrus dans des produits biologiques. Pourquoi tolérer des résidus d’OGM ou de pesticides dans des produits bio ? L’argument « du cultivateur voisin qui n’est pas bio » (et dont les mauvais produits infiltrent la parcelle voisine) semble masquer une réalité plus crue : les résidus si controversés, ne viendraient-ils pas plutôt des containers et des camions pour le stockage de produits à transporter sur longues distances ? La « tolérance » recommandée ne vise-t-elle pas plutôt l’émergence d’un productivisme vert, d’une filière « bio » parfaitement compatible avec les errements du marché capitaliste et de la croissance sans fin – avec, par exemple, le libre-échangisme forcené que le TTIP sacraliserait ?

Le “bio” étant un nouveau marché à capter, les financiers l’ont bien compris. La pompe à fric “bio” est amorcée. Tout est bon pour le capitalisme, un sous est un sous bio ou pas. C’est pourquoi ,il est très important de choisir des produits qui correspondent à l’esprit “bio”.

Il est grand temps de baliser tout cela. Ne soyons pas dupes…

Le label bio doit rester une garantie réelle, ne pas devenir un argument pour vendre des produits dits bios, produits industriellement produits avec tous les travers que cette production comporte. Les labels doivent constituer une véritable garantie.

Alors comment trouver son chemin dans ce dédale ?

  • Choisir son “MAGASIN” éviter les grandes surfaces, privilégier les commerces de proximité, les groupements d’achats, les fermes locales, les marchés, les coopératives, les lieux où les contacts humains sont privilégiés. Connaître le producteur induit des liens et des échanges. Il est également possible de poser des questions relatives aux produits.
  • Choisir ses “PRODUITS”: de saison, locaux, basiques. Cela permet de maintenir le budget d’aplomb.
  • Choisir les” CONTENANTS”: papier, carton, verre, consignes, pas des suremballages.Utiliser paniers et sacs.
  • Utiliser les RESTES afin de tendre vers le zéro déchet.
  • CUISINER MAISON: plus sain, moins cher, inclure tous les membres de la famille.
  • REALISER ses produits d’entretien,CHOISIR des textiles , meubles, papier, plantes, graines et bien d’autres.

CHACUN à son niveau fera petit à petit et à son RYTHME les changements vers un mieux vivre, pour soi , pour la planète, pour le plus grand bien de tous.

Conseils pratiques sur la page Facebook : Ecosocialisme au quotidien

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