Une opinion de Marie Claire Hames – Ecosocialisme au quotidien.

Aujourd’hui, la pandémie Covid-19 révèle, plus que jamais, de grandes disparités entre les personnes atteintes. Certains facteurs de comorbidité en augmentent la gravité, entre autres : excès de poids, obésité, diabète de type II, hypertension, maladies cardiovasculaires, …

Pourtant, la plupart de ces facteurs sont évitables par une bonne hygiène de vie, tout au long de celle-ci.

Force est de constater aussi que la précarité, le manque de moyens et d’éducation sont autant de facteurs aggravants.

Alors, si au moins, cette crise servait de révélateur de nos criantes injustices sociales ?

La prévention primaire doit être une obligation dès le plus jeune âge et tout au long du cursus scolaire.

Cet apprentissage est essentiel car une alimentation de qualité pour toutes et tous est un besoin de base.

 

Pour toutes ces raisons, il faut :

– Joindre la pratique à la théorie, par des cours d’économie domestique* afin de se réapproprier les savoirs vernaculaires, bien oubliés pour certains.

– Des repas gratuits et équilibrés dans toutes les écoles.

– Des repas de qualité dans les maisons de retraite, les prisons, et dans tous les lieux qui servent des repas.

Et que des politiques actives de lutte contre la malbouffe deviennent une priorité de santé publique.

 

*Par économie domestique, je n’entends pas un retour en arrière pour la réhabilitation des cours tels qu’ils prenaient place dans l’enseignement autrefois. Premièrement, les cours d’économie domestique devraient être dispensés sans distinction de genre. Deuxièmement, les termes “économie” et “domestique” illustrent mieux le contenu de tels cours. Et conviennent mieux que l’usage de “gestion ménagère et familiale”, qui est à mon sens réducteur car limité à la sphère familiale, ce qui est loin de la réalité vécue par un bon nombre d’individus. Troisièmement, le contenu de ces cours aurait une portée large et émancipatrice. Large, parce qu’elle recouperait différentes matières (ex. cuisine-chimie, programmation de vacances-comptabilité, jardinage-philosophie, etc.) ; émancipatrice, car elle donnerait accès à une information vitale et concrète de notre vie quotidienne, qu’elle questionnerait nos modes de consommation et qu’elle aurait un impact sur nos vies ainsi que notre santé, que ce soit ici ou de l’autre côté du globe (ex. fabriquer ses propres vêtements).

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