Communiqué de la Régionale de Liège du Mouvement Demain (1/9/2017)

En avril de cette année, débutait (enfin) le chantier de la piscine de Jonfosse.  Avec cette piscine, la Ville de Liège met fin à la baisse continue de l’offre en matière de piscines sur son territoire. Si tout se passe bien, ce chantier se terminera dans deux ans et coûtera 15 millions d’euros.

Cette piscine répond à un réel besoin pour l’apprentissage de la natation dans les écoles, pour retrouver des bains publics dont ne disposait plus la ville depuis la fermeture de la Sauvenière en 2002, mais elle ne suffira pas à rencontrer la demande, particulièrement en période estivale ainsi que l’on a encore pu s’en rendre compte cet été.

Etant donné les finances serrées de la Ville, construire une autre piscine couverte semble peu envisageable à court terme, d’autant que la piscine d’Outremeuse nécessite d’abord des travaux de modernisation importants.

Une alternative serait d’installer un lieu de baignade en plein air sur (ou le long de) la Meuse, installation que nous souhaitons pérenne même si sa structure pourrait être amovible. Selon les informations que nous avons collectées, ceci est faisable pour un budget bien moindre.

Baignade flottante (16x100m) de la société liégeoise Dock Marine installée actuellement à La Villette à Paris

Piscine olympique « Lido » (et son célèbre plongeur) installée sur la Meuse lors de l’exposition internationale de l’eau en 1939.

 La Ville de Liège a connu par le passé des piscines en plein air sur son territoire, notamment à Coronmeuse ou dans la Meuse au niveau du quai Van Beneden.  A la différence de la plupart des grandes villes européennes, elle n’en dispose plus désormais.  Pour nager en plein air, les liégeois sont contraints de se déplacer hors de la ville dans des piscines souvent bondées (Wégimont, Chaudfontaine), ou d’aller nager dans l’Ourthe ce qui est dangereux et interdit.

En été, la baignade en plein air attire le public, et à juste titre : le plein air (avec une prévention solaire) est un facteur de santé (vitamine D, exercices physiques). La baignade en plein-air constitue un élément de la qualité de vie en ville, notamment pour la grande partie de la population qui ne part pas en vacances. Installer une telle baignade renforcerait le « retour au fleuve » des liégeoises et liégeois, amorcé par l’aménagement des quais et les navettes fluviales.

Même si l’eau de la Meuse est malheureusement d’une qualité trop médiocre pour s’y baigner directement sans risque, des piscines flottantes (une firme basée à Liège en fabrique) et des systèmes de filtration existent désormais permettant de (quasi) nager dans le fleuve. Il est également possible d’installer des structures sur les rives en bordure de celui-ci.

Deux lieux nous semblent particulièrement indiqués pour une telle installation, le parc de la Boverie ainsi que Coronmeuse.

Nous proposons que la ville étudie la possibilité d’installer de telles piscines provisoires dès l’été prochain, en faisant par exemple appel à l’expertise du collectif citoyen « Pool is cool » qui a déjà à son actif plusieurs réalisations sur Bruxelles.

Illustrations:

Projet de piscine flottante du bureau Studio Octopo sur la Yarra River à Melbourne en Australie. Un projet de piscine écolo, qui clarifie l’eau du fleuve

Piscine Badeschif à Berlin construite sur les rives de la Spree dans un ancien cargo des années 1960. Longue de 32 mètres, elle est ouverte toute l’année et devient même un sauna de novembre à avril.

Piscine Badboot à Anvers qui, en hiver, se transformait en plus grande patinoire flottante au monde. 

Piscine temporaire installée pendant tout l’été à Bruxelles juste à côté de Bozar par le collectif « Pool is Cool ». Pour ses concepteurs, il s’agit de promouvoir la création d’un bassin public à Bruxelles.

 

CONTACT : liege@mouvement-demain.be

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