En octobre 2019, un coup d’État a renversé Evo Morales, président bolivien socialiste. Les premiers résultats des élections à ce moment-là le donnaient gagnant du scrutin présidentiel. Ce résultat, la victoire d’Evo Morales et de son parti, le MAS (le Mouvement vers le Socialisme), a été confirmé par la suite par plusieurs études indépendantes universitaires états-uniennes. Le rôle de l’OEA (Organisation des États Américains, dont actuellement la majorité des gouvernements sont alignés sur l’administration Trump) est à souligner car elle a organisé et continue d’organiser la déstabilisation de la Bolivie.

Evo Morales est aujourd’hui exilé en Argentine et a été interdit de se présenter à ces élections pour être élu parlementaire. Certains de ses anciens ministres se sont réfugiés dans l’ambassade du Mexique en Bolivie où ils sont littéralement séquestrés et menacés. Les forces armées boliviennes organisent en effet le siège de l’ambassade mexicaine dans le plus grand mépris de la Convention de Genève.

Le Mouvement Demain a envoyé un de ses responsables (Maxime Ramirez) participer à la mission d’observation internationale des élections générales en Bolivie qui se tiennent ce dimanche. Notre parti avait insisté auprès du Parti de la Gauche Européenne pour envoyer cette délégation plus que nécessaire. Cette mission a été accréditée par l’autorité électorale bolivienne.

En effet, la situation des droits humains s’est fortement dégradée sous le gouvernement putschiste de la droite nationaliste. Les autorités boliviennes actuelles envoient déjà un bien mauvais signal et ce n’est pas nouveau. Marcel Rivas, le Directeur Général de Migración Bolivia a ainsi intimidé la délégation du PGE sur Twitter en expliquant que “les agitateurs étrangers, parmi ceux qui accompagnent l’élection, subiraient les conséquences de leurs actes“. Arturo Murillo, ministre au sein du gouvernement national tient des propos du même acabit. Les autorités boliviennes s’affranchissent des règles démocratiques même les plus élémentaires, avec la complicité silencieuse d’organisations internationales telles que l’OEA, des Etats-Unis, mais aussi de l’Union européenne qui a envoyé une mission d’observation “renforcée”, de 7 observateurs, alors qu’elle déploie des missions de centaines d’observateurs dans d’autres pays.

Le Mouvement Demain appelle les autorités belges, européennes et internationales à suivre de près le scrutin, hautement explosif, de ce dimanche, et à exiger que la volonté des électeurs soit respectée.

 

Illustration : Maxime Ramirez, en compagnie notamment de Lucia Muñoz Dalda (élue nationale au Congrès espagnol pour Podemos) et Maité Mola (première vice-présidente du PGE chargée des relations). internationales.

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