Une opinion de Marie-Claire Hames, spécialiste alimentation du Mouvement Demain

Retenons déjà que notre besoin moyen en protéines est d’environ 10 % de notre ration calorique, pour les adultes en bonne santé. Et que ces protéines ont deux origines : animales et végétales.

La consommation de protéines d’origine animale est trop élevée chez la plupart des Belges tandis celle de protéines d’origine végétale souvent bien trop faible : 50 % des protéines devraient être d’origine végétale, ce qui est rarement le cas pour les mangeurs de viande, de poisson, de gibier ou de volaille. Et n’oublions pas d’ajouter dans le calcul, les œufs, les laitages et les fromages qui sont aussi d’origine animale.

La crise alimentaire actuelle est certainement une opportunité pour repenser nos choix nutritifs. Bien sûr, chacun est libre de manger ce qu’il désire, MAIS il est désormais indispensable de tenir compte des implications, tant en amont qu’en aval, de notre consommation de protéines animales, particulièrement les protéines carnées.

La bonne nouvelle, c’est qu’un équilibre alimentaire qui garantit notre bonne santé aura aussi un impact écologique positif, limitant les dégâts d’une production excessive de protéines animales et assurant un meilleur bien-être de ces animaux.

Nos choix individuels sont au cœur du problème.

« Manger responsable » demande juste quelque connaissances théoriques et pratiques et une information correcte sur les produits, que tout politique devrait exiger (nous y travaillons), c’est à nous de faire individuellement le reste.

Les protéines végétales sont trop peu connues et trainent encore une mauvaise image de « viande du pauvre » parce qu’elles sont nettement moins chères.

Nous devrions pourtant profiter de cette occasion d’économie car elles sont riches en nutriments, de longue conservation, goûteuses et limitent notre impact écologique.

Rappelons qu’on les trouve principalement dans les légumineuses ou légumes secs et les céréales.

A l’opposé, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) nous met en garde contre les charcuteries et les viandes de mammifères car les protéines animales sont généralement riches en graisses saturées et peuvent entraîner des maladies cardiovasculaires ainsi que certains types de cancers.

Comme précisé plus haut, manger responsable implique une connaissance de l’alimentation, c’est pourquoi ces savoirs devraient être intégrés au cursus scolaire, dès le plus jeune âge. Il s’agit d’une prévention primaire en termes de santé publique.

Un peu de vocabulaire :

  • omnivore : qui mange de tout
  • flexitarien : qui mange des produits carnés de temps en temps
  • végétarien : qui mange les produits animaux tels que : œufs, lait, laitages, fromages, beurre, miel
  • végétalien: qui ne mange que des produits d’origine végétale

C’est à vous de faire votre choix !

 

 

 

 

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