Partant « d’un accident nucléaire est totalement impossible » précisé par « un accident nucléaire chez nous est impossible », passant par « le risque zéro n’existe pas » puis « un incident n’est jamais totalement à exclure », nous serions arrivés au « comment devriez-vous réagir le jour où si jamais » et « pour quel glandeur est-il inutile de s’ioder ».

Des plus ludiques pourraient s’essayer à une suite logique à hauteur de leur QI et trouver l’élément entre d’une part « l’état de quelques cuves n’étaient pas de nature à fissurer notre confiance » ou « aucun risque particulier n’avait fuité », et d’autre part « nous ferons un audit de la Commission d’enquête où le vice versa » et « nous ne manquerons pas d’archiver le rapport dans la bibliothèque de la bonne gouvernance ».

Pour ma part, ne désirant pêcher par ignorance, m’est venue l’idée de taquiner la rousse.

Un accident serait un évènement imprévu et soudain qui provoque des dommages, ou un évènement fortuit qui modifie ou interrompt le cours de quelque chose, ou une altération étrangère à la tonalité, ou encore un attribut non nécessaire ou qualité relative et contingente (par opposition à essence, substance) pour ceux qui filent aux œufs.

Par contre l’incident peut apparaître comme accessoire, hors du sujet, être l’œuvre d’un corps ou rayonnement qui se dirige vers un autre corps avec lequel il interagit, être un évènement, souvent fâcheux, qui survient au cours d’une action et peut la perturber, un contretemps, ou n‘être qu’une difficulté peu importante mais dont les conséquences peuvent être graves.

J’imagine aisément que pour nos malheureusement trop chers amis électriciens, qui outre des centrales exploitent l’idée lumineuse de ne pas trop nous éclairer sur leur (ré)activité, qu’un évènement nucléaire ne saurait soudainement être imprévu, et que fortuitement, en Communauté il n’est de nature de modifier le programme du cours de rien. Qu’étrangement donc par ailleurs, quelques notes teutonnes ou bataves ne sont pas de nature à altérer notre diapason national. Que si même énergie de qualité relative, elle est un tribut nécessaire pour s’opposer à des substances telles que l’essence et indispensable à la croissance d’autres telle que l’oseille.

Par contre un tel événement serait bien un rayonnement qui se dirige vers quelques tierces corps, ce qui de toute évidence leur parait bien accessoire et hors sujet. Sans conteste cela perturberait fâcheusement le cours de leurs actions, voire serait un sérieux contretemps pour leur maximisation, mais ne devrait pas être une difficulté trop importante dans la mesure ou la gravité des conséquences incomberait à la collectivité.

Donc à en croire la rosse, un accident nucléaire ne saurait être qu’un incident, et mes neurones je dois pas les avoir dans l’ordre. Surement pour ça que je perds du pognon.

Un billet d’humeur de Jacques Weber

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