Une carte-blanche parue le 21/4 dans Le Soir et cosignée notamment pour notre mouvement par Natalia Claasen (co-porte-parole) et Maxime Ramirez (cosecrétaire fédéral) 

Tandis que l’humanité entière affronte une pandémie inédite, le président Trump, secondé par le Royaume-Uni, la France et la Colombie, entreprennent une aventure militaire contre le Venezuela, sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue. La tête du président Maduro est mise à prix.

Hier on sanctionnait le Venezuela « pour rétablir la démocratie », aujourd’hui on le sanctionne encore, on tente d’intervenir militairement « pour lutter contre le trafic de drogue ». En réaction la Russie renforce sa flotte dans les Caraïbes. Nous sommes aux bords d’un nouveau conflit armé qui pourrait être extrêmement meurtrier, comme en Irak.

Détourner l’attention

Or tout comme il n’y avait pas d’armes de destruction massives en Irak, les Nations Unies ont montré que ce n’est pas le Venezuela mais la Colombie qui est la plaque tournante de 90 % du trafic de drogue dans la région. Les actions menées contre le Venezuela sont destinées à mettre la main sur les réserves pétrolières et les richesses minières de ce pays, le moment choisi sert à détourner l’attention face à la désastreuse gestion de la pandémie dans les pays agresseurs.

Alors que le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a lancé un appel solennel à instaurer une trêve de tous les conflits dans le monde pour affronter ensemble cette pandémie, nous demandons au gouvernement belge et à l’Union européenne de condamner clairement toute intervention militaire et tout blocus du Venezuela, de lever toute sanction et de coopérer avec le gouvernement de ce pays, lequel a, contrairement à d’autres pays, réagi très tôt et de manière forte pour freiner la pandémie en bonne coopération avec des pays tiers. Dans le contexte sanitaire actuel, les sanctions, les blocus, les aventures guerrières peuvent se chiffrer en centaines de milliers de morts au sein de la population civile.

Coopération plutôt que sanction

La Belgique et l’Union européenne, qui se sont déjà lourdement trompées en coupant dans les subsides des services publics de la santé – avec les conséquences funestes que nous vivons –, ne peuvent se tromper à nouveau en préférant les sanctions et la guerre à la coopération internationale contre la pandémie.

Aujourd’hui la coopération doit s’imposer, en particulier avec le Venezuela affaibli par des années de sanctions économiques aberrantes.

La vie doit prévaloir sur la mort !

*Premiers signataires : Pierre Galand, ancien sénateur belge, président de l’association pour les Nations Unies ; Eric Toussaint, porte-parole du CADTM international ; Anne Morelli, professeur honoraire de l’ULB ; Jacques Delcuvellerie, auteur, metteur en scène ; Sarah Reader, Agir pour la Paix ; Stelios Kouloglou, journaliste et député européen ; Yves Lodonou, Sous l’arbre à palabres, Radio Campus ; Laurent Lardinois, secrétaire régional CGSP Bruxelles ; Gregory Mauzé, journaliste, membre de la revue Politique ; Mourad Boucif, cinéaste ; Alessandra Moonens, médecin, VENESOL ; Marc Molitor, journaliste ; Didier Brissa, A Contre-Courant, mouvement écosocialiste d’éducation populaire ; Jean-Christophe Yu, réalisateur ; Joaldo Domínguez, journaliste vénézuélien, CADTM Belgique ; Bénédicte Liénard, cinéaste ; Natalia Claasen, co-porte-parole du Mouvement Demain ; Jorge Magasich, historien ; Olivier Bonfonds, coprésident CADTM Belgique ; Ronnie Ramirez, cinéaste, Zin-TV ; Pierre Marage, physicien, prof. ém. ULB, ancien doyen de la Fac. des Sciences ; Olivier Malay, chercheur à l’UCLouvain ; Christian Savestre, Pour Ecrire La Liberté ; Marie-France Collard, réalisatrice ; Christine Pauporté, ATTAC Bruxelles 2 ; Ralph Coeckelberghs, ancien secrétaire général des ASBL de solidarité socialiste ; Marie France Deprez, Cinéma d’Attac ; Jean Flinker, enseignant ; Isabelle Verhaegen, juriste ; Philippe Dubois, secrétaire permanent régionalCGSP Cheminots Bruxelles ; Philippe Plumhans, historien de l’art ; Paul Dupret, juriste, Parlement européen ; Jean Peeters, Scheutiste ; Maria Isabel Aguirre, journaliste Radio Campus ; Patricia Parga-Vega, journaliste ; Laurent Dery, CGSP-Bruxelles ; Bolssens Baudouin, président de l’ASBL « Rom en Rom » et « Solidarité sur le Bitume » ; Sebastian Franco, chercheur du GRESEA ; Georges Pierseaux, ingénieur agro-économiste ; Marleen Bosmans, experte en Droits sexuels et reproductifs ; Jacques Adam, enseignant retraité ; Maxime Ramirez, cosecrétaire fédéral du Mouvement Demain ; Emmanuelle Chapon, citoyenne française et professeure d’espagnol ; Vladimir Caller, journaliste ; Erik De Meester, militant FGTB, Pas Touche au Venezuela (Belgique) ; Patrick Dessart, coordinateur de la régionale liégeoise du mouvement Demain ; Jorge Alves ; Jean-François Pontegnie, citoyen et militant éco-socialiste ; Jorge Leon, cinéaste ; Michèle Dehaen, infirmière retraitée ; Fanchon Martens, citoyenne ; Andréa Nève, citoyenne enseignante ; Catherine Michiels, citoyenne ; Nicoles Tonneau, citoyenne européenne ; Julie Jaroszewski, artiste militante ; Stratos Meintanopoulos, membre du « Mouvement-demain » ; Ivan Markoff, citoyen ; Benjamin Durand, cinéaste ; Robin Delobel, journaliste, CADTM Belgique ; Isabelle Vanbrabant, présidente Cubanismo.be ; Gérard Lemin, membre du « Mouvement-demain » ; Laura Gaud, Collectif argentin pour la mémoire historique ; Kristien Pottie, réalisatrice ; Paul Delmotte, professeur retraité de l’IHECS ; Rocío Jéldrez Silva de l’ASBL Woningen123Logements ; Benjamin Deman ; Marie Ringlet, membre active et administratrice de l’asbl « Woningen123Logements » ; Paula Polanco, INTAL.

 

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