Alibi : bonne conscience ou cynisme politique ? Pour rappel, l’action n°5 de cette « campagne » a récolté un peu plus de 4.000.000 €, somme bien dérisoire pour venir en aide à 80.000 enfants en Wallonie et Bruxelles : 50 € par enfant !

Une fois de plus, l’aquarium de Viva for Life refait surface. L’idée de la solidarité, aussi louable soit-elle, est mise en ondes depuis des semaines. Cependant, il est grand temps de réagir face à ces actions de « charity business » dont le seul avantage est la mise en lumière de la pauvreté et de la misère.

La  lutte contre la pauvreté, le cancer du sein, les violences conjugales, le sida, la maltraitance et d’autres problématiques relèvent de la responsabilité et de l’action des élus politiques.

La solution à cette pauvreté est du devoir de la justice sociale et non de la charité laissée à la discrétion de bienfaiteurs. Il s’agirait de définir ou redéfinir le rôle de l’Etat, des institutions, afin de lutter efficacement et de manière pérenne. Ces problématiques doivent être prioritaires.

La pauvreté et la misère sont en constante augmentation. Moins d’emplois, emplois précaires, mal payés, exclusions du chômage, … sont en partie responsables de cette situation. Des retraites trop basses, des allocations sociales grignotées méthodiquement depuis des années sont causes de déclassement social.

Arrêtons de jeter un voile pudique sur les raisons de la détresse d’une partie croissante de la population. Utiliser les enfants comme amorce à cette campagne est véritablement une manipulation afin d’attendrir les donateurs. Donateurs qui, de bonne foi, apportent leur soutien avec coeur.

Une analyse en profondeur, un état des lieux, une réaction et la mise en route de politiques sociales est la seule vraie solution à terme. Les entreprises se donnent bonne conscience en signant un chèque, qui diminuera leurs impôts. Et que dire des responsables politiques qui y vont de leur obole. Nous ne sommes plus au temps des rois, des tsars, des empereurs qui jetaient quelques pièces aux manants ou organisaient des jeux pour endormir le peuple.

La charité non, la protection de tous oui. Pas de système anglo-saxon, pas de charity business en Belgique pour suppléer aux manquements institutionnels.

Quelques pistes : gratuité de l’enseignement, des transports, repas dans les écoles, médecine accessible à tous et surtout un logement décent pour tous.

Ne serait-il pas préférable d’organiser, avec l’aide de la radio publique, une semaine de réflexion, en direct, sur ce sujet brûlant pour les personnes concernées, une semaine de débats autour de cette thématique avec des responsables politiques et toutes les parties concernées ?

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